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Archive pour la catégorie « Enseignements »

Continuer a aller de l’avant – Par Ajahn Sumedho

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Tout ce qui est nouveau tend à éveiller l’énergie très facilement. Ceci est partiellement dû au fait qu’on doit vraiment être vigilant dans une situation nouvelle, de manière à voir ce qui se passe. De plus, une situation nouvelle nous intéresse ou nous tient en haleine et, peut-être, nous inspire de l’espoir ou des attentes – l’espoir que cela marchera et peut-être même l’espoir que cela marchera pour nous.

Cela peut se produire avec un nouvel emploi ou un nouvel endroit – un état d’esprit, une vision intérieure ou une nouvelle compréhension. Et cela se produit spécialement avec une nouvelle personne. Nous rencontrons la bonne personne ou le bon enseignant et tout est merveilleux !

Cependant lorsque la nouveauté tend à disparaître, quand nous nous sommes adaptés à elle ou qu’elle est devenue une habitude familière, notre attitude peut parfois changer considérablement, peut-être même se transformer en déception ou en ressentiment ! Quand la nouveauté disparaît, ce sont aussi l’énergie, l’intérêt, l’espoir et l’inspiration – qui sont conditionnées par elle – qui disparaissent. Et quand ces états d’esprit positifs disparaissent, que reste-t-il ?

Quand ceci se produit, soit nous pouvons juste sourire en espérant que cela disparaîtra et que l’inspiration reviendra à nouveau ; soit nous pouvons vite chercher une nouvelle source d’inspiration ; soit nous pouvons nous laisser aller à notre déception et renoncer à la pratique spirituelle ; soit nous pouvons prendre ceci comme une occasion d’examiner la vraie nature de ce qui nous a poussé à aller aussi loin. Avons-nous entretenu de l’espoir, de l’inspiration, des attentes ?

Pour certains d’entre nous, cela peut conduire à une « crise de la foi », à une « nuit obscure » de recherche de l’âme, d’auto-questionnement et de reconsidération. Cela veut dire que nous avons à réfléchir, reconnaître, réexaminer et peut-être aller au-delà de quelques-uns de nos nobles idéaux, aspirations et expectatives. Même si ceux-ci peuvent être nobles, ils sont encore un support pour le « moi », même si c’est un bon « moi » ! Et c’est une étape très importante de la pratique spirituelle. Une étape où nous pouvons apprendre à examiner nos intentions, à transcender les hauteurs de l’inspiration, de l’espoir et de l’attente, et apprendre à continuer à aller de l’avant à travers l’obscurité de la déception, de la frustration, de la désillusion, etc.

Malheureusement c’est aussi une étape où beaucoup de gens font un faux pas et tombent sur le chemin. L’un des principes essentiels de l’enseignement du Bouddha est que nous soyons notre propre « lumière », parce que si nous dépendons de choses extérieures, sujettes au changement, cela conduit inévitablement à la déception et à la confusion ! Même si nous cherchons à être guidés par des sources différentes – par exemple par les trois Refuges – nous devrions veiller à ne pas uniquement nous appuyer sur eux ou à être trop dépendants d’eux. Ainsi, quand d’autres choses nous abandonnent (et c’est ainsi pour toute chose), nous sommes capables de continuer à pratiquer la Voie et à aller de l’avant.



N’être personne – Ajahn Sumedho

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La première année que j’ai pratiqué, j’étais livré à moi-même et je pouvais entrer dans des états d’esprit hautement développés, ce que j’aimais beaucoup. Puis je suis allé à Vat Pah Pong, où l’accent est mis sur le mode de vie selon la discipline du Vinaya et la règle de vie. Là, chacun devait quêter sa nourriture chaque matin, participer aux chants récitatifs du matin et du soir. Si vous étiez jeune et en bonne santé, on attendait de vous que vous alliez faire de longues tournées pour aller quêter votre nourriture ; il y en avait de moins longues, réservées aux moines à la santé déclinante. En ce temps-là, j’étais très vigoureux et j’allais faire ces longues tournées dont je revenais fatigué ; ensuite il y avait le repas et, l’après-midi, nous avions toutes les tâches domestiques à faire. Il n’était pas possible dans ces conditions-là de rester concentré. La plus grande partie de la journée était occupée par la routine quotidienne.

Alors j’en eus assez de tout cela ; je suis allé voir Luang Pô Chah et je lui ai dit : « Je ne peux pas méditer ici. » Et il a commencé à se moquer de moi et à raconter à tout le monde « Sumedho ne peut pas méditer ici ! » J’avais expérimenté la méditation de la façon dont j’ai parlé tout à l’heure et je l’avais pleinement appréciée. Maintenant Luang Pô Chah insistait de manière ferme sur le côté ordinaire de la vie quotidienne, le fait de se lever tôt le matin, la tournée d’aumônes, le travail quotidien, les corvées domestiques ; tout cela servait à développer l’attention. Et Luang Pô Chah ne semblait pas du tout enclin à m’encourager dans mes penchants à me priver d’impressions sensorielles en n’accomplissant pas ces petites tâches quotidiennes. Il ne semblait pas être d’accord avec cela. Aussi ai-je fini par me conformer à cela et par apprendre à méditer dans la quotidienneté de la vie. Et, à la longue, c’est ce qui a été le plus utile.

Cela n’a pas toujours été ce que je souhaitais, tant il est vrai que l’on désire toujours quelque chose d’exceptionnel. On aimerait voir apparaître une lumière brillante, avoir de magnifiques états intérieurs en Technicolor, une béatitude incroyable, être transporté par l’extase… Cela ne nous suffit pas d’être content et calme, on veut aller plus loin que la lune.

Mais si l’on réfléchit à cette forme humaine, c’est simplement ainsi ; c’est être capable de rester assis calmement et de se lever calmement, d’être content de ce que l’on a ; c’est cela qui fait de cette vie, qui est une expérience de chaque jour, quelque chose de joyeux et non quelque chose qui fasse souffrir. Car c’est ainsi que nous vivons la plupart du temps : vous ne pouvez vivre dans des états extatiques de transport et de béatitude et faire la vaisselle, n’est-ce pas ? J’ai lu la vie de saints, qui étaient tellement emportés par leurs extases qu’ils ne pouvaient plus rien faire de pratique. Peut-être le sang avait-il jailli de leurs mains, ou s’étaient-ils arrangés pour que quelque chose d’extraordinaire se produise, mais à chaque fois que les choses en venaient à être pratiques ou réalistes, ils étaient incapables d’agir.

Cependant, quand on considère la discipline du Vinaya, on voit que c’est un entraînement de l’attention ; il faut de l’attention pour faire les robes, recueillir les aumônes de nourriture, pour manger, s’occuper de son kutî, pour savoir que faire dans telle ou telle situation. Ce sont des conseils très pratiques pour la vie quotidienne d’un moine. Un jour ordinaire de la vie du moine Sumedho ne consiste pas à entrer en extase mais à se lever, à aller aux toilettes, à enfiler ses robes, à se laver et à faire ceci ou cela ; c’est bien d’attention dont il s’agit quand on vit selon cette convention et que l’on apprend à s’éveiller à la manière dont les choses sont, au Dhamma.

C’est pour cela que chaque fois que l’on contemple la cessation de la souffrance, on ne cherche pas la fin du monde mais juste la fin d’une expiration ou la fin du jour, la fin d’une pensée ou d’une impression. Pour se rendre compte de tout cela, il nous faut être attentifs au flux de la vie, nous devons vraiment nous rendre compte de comment est la vie plutôt que d’attendre quelque expérience fantastique de lumière merveilleuse descendant sur nous ou nous foudroyant ou bien quoi que ce soit d’autre.

Maintenant contemplez juste votre respiration ordinaire. Vous noterez que quand vous inhalez l’air, il est facile de vous rassembler. Quand vous remplissez vos poumons, vous avez une sensation de croissance, de développement et de force. Quand vous dites que quelqu’un est prétentieux, c’est qu’il est probablement en train d’inspirer. C’est difficile de se sentir important quand on expire. Gonflez votre torse et vous avez l’impression d’être quelqu’un de grand et puissant. Cependant, la première fois que j’ai prêté attention à l’expiration, mon esprit ne semblait pas aussi important qu’à l’inspiration, on faisait juste ceci pour pouvoir arriver à l’inspiration suivante.

Maintenant, réfléchissez. On peut observer la respiration. Qu’est-ce qui peut observer ? Qu’est-ce qui observe et connaît l’inspiration et l’expiration ? Ce n’est pas la respiration, n’est-ce pas ? Vous pouvez aussi observer l’état de panique dans lequel on est quand on ne peut pas inspirer ; mais l’observateur, celui qui sait, n’est pas une émotion, n’est pas atteint de panique, ce n’est pas une expiration ou une inspiration. Ainsi notre refuge dans Bouddha, c’est d’être cette connaissance ; d’être le témoin plutôt que l’émotion, ou la respiration, ou encore le corps.

Alors vous commencez à voir une manière d’être attentif, de porter de l’attention aux choses faisant partie de la routine et aux expériences de la vie. Dans ma chambre, j’ai une jolie petite reproduction que j’aime beaucoup : un vieil homme tenant une tasse de café à la main, regardant par la fenêtre un jardin anglais, sous la pluie qui tombe. Le titre est « L’attente ». C’est ainsi que je me vois ; un vieil homme tenant sa tasse de café, assis à la fenêtre, attendant, attendant. regardant tomber la pluie ou regardant le soleil. Je ne trouve pas cette image déprimante mais plutôt paisible. Cette vie parle d’attente, n’est-ce pas ?…



Lacher prise sur la souffrance – Ajahn Thiradhammo

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Pour la plupart des gens, le changement est une chose difficile. Pour ceux qui font preuve de sagesse, le changement est un défi. Une situation nouvelle suscite souvent de la peur en nous, peur de la perte, ou peur de l’inconnu, ou peut-être la résistance, ou le besoin de se défendre. Bien sûr, ces réponses ne sont pas plaisantes, elles peuvent même être douloureuses, mais la personne sage voit cela comme une splendide opportunité pour la pratique : là où il y a la douleur on s’accroche, on s’attache, et notre pratique est d’apprendre à lâcher prise.

Souvent, pourtant, ce lâcher prise a l’air d’être quelque chose d’ordinaire et de confortable, bien sûr ! Laissez simplement être! Mais c’est un lâcher prise superficiel : laisser aller quand cela nous plaît ! Un vrai méditant sait que se détacher vraiment n’arrive qu’avec la souffrance. La souffrance met l’accent sur notre attachement, l’endroit même où ce laisser-aller a lieu.

A cause de l’irritation naturelle que le changement provoque ordinairement en nous, on a tendance à construire notre monde sur quelque prétention de stabilité et de sécurité ; on dit « prétention de stabilité et sécurité », car, si on y regarde de plus près, on voit qu’on ne peut jamais échapper au changement. Ainsi, quelqu’un a observé en plaisantant : « On peut obtenir une assurance contre la vieillesse, la maladie et la mort, mais c’est seulement un contrat avec le temps, pas avec la vérité ! » Et la même chose s’applique aussi à notre sens de soi : s’accrocher est notre assurance contre « les blessures de notre ego », mais cela est seulement un contrat avec le temps et non avec la vérité. La vérité est au-delà du temps et au-delà d’un sens de soi. Plutôt que de courir partout pour trouver stabilité et sécurité, notre pratique est d’apprendre à rester tranquille et à voir clairement la vérité du changement.



Apprendre a découvrir l’équilibre – Ajahn Chah

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Le Bouddha donnait son enseignement de façon très simple. Mais souvent les gens n’écoutaient pas ou ne comprenaient pas. Ce qu’enseigne le Bouddha, c’est la voie du milieu : apprendre à découvrir l’équilibre, l’harmonie qui nous rapproche du Dhamma. La voie du milieu consiste à éviter en toutes circonstances de se figer dans les extrêmes.

Nombreux sont ceux qui viennent me voir avec des questions du genre : « Telle manière de pratiquer est-elle valable ? » ; « Dois-je aller dans tel ashram ou plutôt dans tel centre ? », « On y suit telle pratique; est-elle bonne ? ». Vous aurez beau poser de telles questions à l’infini, aucune réponse jamais ne vous rapprochera du Dhamma. En effet, toutes ces questions n’aident pas à comprendre où trouver le Dhamma et à voir les choses telles qu’elles sont. Le Dhamma ne se trouve qu’en cherchant en soi-même, au fond de son propre coeur, pour y distinguer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est en équilibre et ce qui ne l’est pas.

Que se passe-t-il dans votre esprit quand vous interrogez quelqu’un d’autre ? Cherchez-vous à saisir vraiment quelque chose, ou bien exprimez-vous un doute, ou ne s’agit-il que d’une simple curiosité ? Apprenez à observer le fonctionnement de votre esprit quand il pose des questions plutôt que de vous laisser absorber par les questions elles-mêmes comme si elles exprimaient une réalité. Si seulement vous compreniez que le Bouddha est toujours présent et ne cesse de dispenser son enseignement ! Le bonheur existe et le malheur aussi ; le plaisir et la peine sont là en permanence. Au moment où vous comprendrez la nature du plaisir et de la peine, leur essence, vous verrez le Bouddha, vous verrez le Dhamma. Le Bouddha n’est pas autre chose que cette compréhension.

Quand on en prend pleinement conscience, nos expériences de chaque instant, agréables ou désagréables, renferment le Bouddha et le Dhamma. Mais la plupart des gens réagissent en aveugles aux choses agréables : « J’aime ça. j’en veux encore ! » ; et aux choses désagréables : « Allez-vous en, je n’aime pas ça, je n’en veux plus ! ». Si vous parvenez à vous ouvrir complètement et en toute simplicité à la nature de votre expérience, alors vous rendez pleinement hommage au Bouddha. C’est cela, voir ici et maintenant le Dhamma et le Bouddha et donc devenir Bouddha soi-même.

C’est si facile, si seulement vous compreniez cela. C’est si simple et si direct. En présence de choses agréables, comprenez qu’elles sont vides, dépourvues de substance. Quant aux choses pénibles, ne vous identifiez pas à elles, ne les faites pas vôtres, elles passent et disparaissent. Au moment où ceci devient clair, votre esprit trouve son équilibre ; et alors, quand il l’a trouvé, vous êtes sur la bonne voie, vous suivez l’enseignement authentique du Bouddha, l’enseignement qui conduit à la libération.

Souvent des gens se tourmentent à vouloir savoir : « Puis-je atteindre ce niveau de samâdhi, ou celui-là ? », « Quels pouvoirs puis-je développer ? », « Que peut-on voir en état de samâdhi ? ». Ces gens passent complètement à côté de l’enseignement du Bouddha et s’égarent dans des voies qui ne les mènent nulle part. Le Bouddha se révèle dans les choses les plus simples, juste sous vos yeux, à condition que vous ayez la volonté de regarder vraiment. Pour cela, l’essentiel est de trouver l’équilibre juste, l’équilibre qui ne retient rien et qui ne repousse rien.



Bouddhisme : Derrière les rites . Par Buddhadasa Bhikkhu

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« Bouddhisme » veut dire « enseignement de l’Eveillé ». Un bouddha est une personne éveillée, un être qui connaît la vérité de toutes choses, un être qui connaît la vraie nature de toutes choses. Le bouddhisme est une religion basée sur l’intelligence, sur la science, la connaissance et dont le but est la destruction de la souffrance et des racines de la souffrance.

Tous les hommages rendus à des objets sacrés par l’exécution de rites et de rituels, par l’acquisition de mérites ou les prières ne font pas partie du bouddhisme. Le bouddha rejetait tout cela, comme étant ridicule et insensé. Il rejetait aussi les créatures célestes qui étaient considérés par certains groupes comme étant les créateurs de l’univers et les déités supposées résider chacune dans une étoile.

Ainsi, le Bouddha a déclaré : « Si l’eau des rivières (comme le Gange) pouvait laver les pêchés et la souffrance, alors les tortues, les crabes, les coquillages et les poissons vivant dans ses eaux devraient depuis longtemps être libérés de leurs péchés et de la souffrance. »

Et aussi : « Si un homme peut éliminer la souffrance en faisant des mérites, en rendant hommage et en priant, il ne devrait plus y avoir aucun sujet de souffrance dans le monde car n’importe qui peut rendre hommage et prier. Cependant, les gens restent sujets à la souffrance malgré toutes leurs actions d’obéissance, leurs hommages et tous leurs rituels ; ceci démontre bien que ce n’est pas le chemin pour atteindre la libération. »

Pour atteindre la libération, nous devons d’abord examiner attentivement les phénomènes afin de connaître et comprendre leur vraie nature. Ceci est l’enseignement du bouddhisme ; celui que nous devons apprendre et avoir présent à l’esprit.

Le bouddhisme n’a rien à voir avec les prosternations et la déférence à des objets inanimés. Il n’a rien à voir avec des rites et des cérémonies tels les aspersions d’eau bénite ou quoi que se soit d’autres en rapport avec les esprits et les êtres célestes. Au contraire, il s’appuie sur la raison et la vision intérieure. Le bouddhisme ne repose pas sur des conjonctures et des suppositions ; il demande que nous actions en accord avec ce que notre propre vision intérieure nous révèle, et de ne pas prendre les paroles d’autrui pour argent comptant. Si quelqu’un vient et nous dit quelque chose, nous ne devons pas le croire sans questionner. Nous devons écouter ses positions et les examiner. Alors seulement, si nous pensons que c’est une position raisonnable, nous pouvons l’accepter provisoirement et essayer de vérifier si cela peut nous convenir. Ce point-clé est crucial, et qui distingue le bouddhisme de toutes les autres religions du monde.

Une religion a plusieurs faces. Vue sous un angle, elle a une certaine apparence, vue sous un autre angle, elle aura une autre apparence. Beaucoup de gens regardent les religions sous un mauvais jour ; le bouddhisme ne fait pas exception. Différents individus regardant le bouddhisme avec des attitudes mentales différentes sont susceptibles d’avoir des visions différentes du bouddhisme. Car tous, nous avons confiance dans nos propres opinions, la vérité pour chacun de nous coïncide avec nos propres compréhensions et nos points de vue.

En conséquence, « La Vérité » n’est pas tout à fait la même pour tout le monde. Chacun approfondit les questions à des degrés différents avec différentes méthodes et avec des niveaux de compréhension divers. Une personne peut ne pas reconnaître comme vraie, en fonction de sa propre idée de la vérité, quelque chose qui se situe au-delà de sa propre intelligence, de sa propre capacité de compréhension.

Parfois même, il peut suivre les idées que d’autres personnes pensent être la vérité tout en sachant en lui que ce n’est pas la vérité qu’il a vu par lui-même. La conception individuelle de la vérité peut changer et se développer au fur et à mesure que s’accroît son degré d’intelligence, de connaissance et de compréhension, jusqu’à ce que, avec le temps, il arrive à la vérité ultime ; et pour y parvenir, chacun de nous a différentes manières pour examiner et tester avant de croire.

Si le bouddhisme est vu avec différents niveaux d’intelligence et de compréhension, différentes descriptions pourront en être données tout simplement par ce qu’il peut être vu sous différents aspects. Comme nous l’avons dit, le bouddhisme est une méthode pratique pour se libérer par soi-même de la souffrance, par la compréhension de la vraie nature des phénomènes, comme le Bouddha en son temps le fit lui-même.

Bien sûr, chaque texte religieux est susceptible de contenir des ajouts faits plus tardivement, et notre Tipitaka ne fait pas exception à la règle. Certains, à une époque postérieure à la rédaction initiale ont ajouté des sections basées sur les idées de leur temps, à la fois pour stimuler la confiance des gens ou pour atténuer le zèle religieux de certains. Hélas, des rites et des rituels qui ont été ajoutés se sont amalgamés à la tradition originelle et sont maintenant acceptés et reconnus comme faisant parties intégrante du bouddhisme. Des cérémonies, comme les plateaux de sucreries et de fruits qui sont offerts à « l’esprit » du Bouddha, de la même manière que la nourriture est offerte aux moines, n’ont rien à voir avec les principes du bouddhisme. Certains groupes cependant considèrent ceci comme faisant partie de la pratique du bouddhisme véritable, et perpétuent ces pratiques.

Ces rites et ces cérémonies sont devenus si nombreux qu’ils ont complètement occulté le bouddhisme véritable et ses enseignements originaux. Prenez la procédure d’ordination des moines, par exemple. Avec le temps, cela est devenu une cérémonie pour faire des cadeaux aux bhikkhus nouvellement ordonnés. Les invités viennent apporter de la nourriture et suivre le déroulement de la cérémonie, tant et si bien qu’il y a plein de bruits et des personnes fortement alcoolisées. Les festivités commencées au foyer se poursuivent au temple.

Après quoi, le nouveau bhikkhu quitte les ordres quelques jours à peine après son ordination et bien souvent déteste la religion bien plus qu’avant.

Il faut vous mettre dans la tête que rien de tout cela n’existait du temps du Bouddha. Ce n’est qu’un développement tardif. L’ordination au temps du Buddha signifiait simplement qu’un individu qui avait obtenu le consentement de ses parents, renonçait à sa maison et à sa famille. C’était une personne qui pouvait mettre en règle toutes ses affaires et qui s’en allait rejoindre le Bouddha et l’Ordre des bhikkhus. Lors d’une occasion propice, il s’en allait pour être ordonné et bien souvent, il ne revoyait plus sa famille, le reste de son existence. Parfois, certains bhikkhus pouvaient revenir visiter leurs parents à de rares occasions, mais cela n’était pas fréquent.

Il existe une règle permettant au bhikkhu de retourner à la maison lorsque les circonstances le demandent ; mais à l’époque du bouddha, cela ne se faisait pour ainsi dire pas.

A l’époque, les bhikkhus ne recevaient pas l’ordination en présence de leurs parents. On ne se faisait ordonner lors d’une grande occasion pour quitter la Sangha dans la semaine qui suivait comme cela se fait de nos jours.

Tous ces cadeaux remis au nouvel ordonné, toutes ces cérémonies incluant toutes sortes de rituels – tout cela que nous sommes assez fous pour englober sous le nom de « bouddhisme » !… Et nous laissons faire cela sans rien dire et acceptons de dépenser notre argent et celui d’autrui dans de telles cérémonies. Ce « Néo-Bouddhisme » se répand au point de devenir universel. Le Dhamma, l’enseignement originel qui primait sur tout, a été supplanté par tous ces rituels, au point que les buts du bouddhisme s’en trouvent dénaturés et modifiés. L’ordination par exemple est devenu un rite de passage pour le jeune homme qui cherche une épouse (avoir été ordonné est considéré comme un signe de maturité) ; elle peut aussi être donnée à d’autres occasions pour d’autres motifs (il est fréquent de voir un homme politique désavoué se faire moine, le temps que l’affaire le concernant se tasse). Dans certains endroits, l’ordination est vue comme une opportunité pour se faire de l’argent. Certains on même pu devenir riche de cette manière ! Même cela, ils appellent cela : le Bouddhisme ! Et quiconque voudrait les critiquer se verrait traité de mécréant et d’opposant au Bouddhisme !



Mettâ par le Vénérable Parawahera CHANDARATANA

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Ce soir je vais vous parler du Mettâ [amour bienveillant].

Vous avez déjà probablement entendu ce mot. Mettâ nous aide beaucoup dans notre pratique quotidien. Pour bien comprendre ce mot il faut bien comprendre le Dhamma, le chemin qui mène à la fin de la souffrance.

Le chemin qui mène à la fin de la souffrance, c’est le Noble Chemin Octuple, à savoir:

  1. Compréhension Juste
  2. Pensée Juste
  3. Parole Juste
  4. Action Juste
  5. Moyen d’Existence Juste
  6. Effort Juste
  7. Attention Juste
  8. Concentration Juste

Bouddha nous a bien expliqué le Mettâ en définissant le 2., point du Noble Chemin Octuple:

« Amis, qu’est-ce que c’est que la Pensée Juste?

  • La pensée du renoncement,
  • la pensée de la non-violance,
  • la pensée de la bienveillance. »

Mettâ est un mot au cœur du bouddhisme.Les moines doivent diffuser le Mettâ vers les fidèles. Les moines reçoivent tout des fidèles. Les robes dans lesquelles ils s’habillent, la nourriture qu’ils mangent, la maison qu’ils habitent et les médicaments qu’ils prennent – tout ce qui est nécessaire à la subsistance des moines est offert par les fidèles. Les moines n’ont rien à donner pour montrer leur gratitude aux fidèles. C’est en vivant, pratiquant, enseignant le Dhamma, en développant et pratiquant l’amour bienveillant et en diffusant le Mettâ vers les fidèles que les moines rendent leurs dettes aux laïques. Pour payer toutes les dettes envers les laïques, les moines pratiquent le Mettâ tous les jours.

Après son éveil le Bouddha lui-même, tous les matin de bonne heure atteignait le Mahâkarunâ sammâppatti. Cette sammâpatti est très difficile à atteindre, mais le Bouddha l’atteignait tous les jours pour pouvoir regarder partout au monde entier, pour savoir à qui il pourrait aider cette journée avec l’amour bienveillant.

Le Mettâ est un mot pâli, le mot qui lui correspond en sanskrit est ‘maitrî’. L‘origine linguistique de ces mots est très belle. Ils viennent de la même racine: en pâli le mot ‘mitta’ signifie ‘ami’. En sanskrit ‘ami’ c’est ‘mitra’. Mettâ et Maitrî expriment également ‘l’amitié spirituel’. On associe ces mots au Soleil qui donne la chaleur et la lumière.

Le Bouddha nous a bien expliqué comment pratiquer le Mettâ. Dans les trois Pitakas il y a trois suttas pour l’enseigner. La personne qui est profondément dans l’amour bienveillant, doit bien savoir le Mettâsutta.

Ce sutta a été enseigné pour un groupe de moines. Une fois ces moines sont partis dans la forêt pour méditer en suivant les conseils du Bouddha. Quand ils ont commencé à méditer dans un lieu solitaire, quelques dévas voulaient les empêcher à méditer. C’étaient des dévas de micchâditthi, ‘de fausse vue’. Ils ont tout le temps troublé la méditation des bhikkhus. Les moines sont rentrés et ils ont raconté au Bouddha ce qui c’était passé. Le Bouddha leur a enseigné la méditation Mettâ. Quand les moines sont retournés dans la forêt pour recommencer la méditation, ils ont pratiqué d’abord la méditation Mettâ. Les dévas, convertis, se sont mis à les aider et à les protéger dans leur développement spirituel. A partir de ce moment le Sutta de Mettâ donnait toujours une protection aux moines.

Si quelqu’un est contre nous, avec la pratique de ce sutta nous pouvons le dompter. Le sutta nous explique comment on peut avoir la paix en pratiquant la méditation bienveillante. Pour la pratiquer il faut

  • que nous soyons contents de toutes choses et joyeux,
  • que nous ne nous laissions pas submerger par les affaires du monde,
  • que nous ne nous chargions pas des fardeaux de la richesse,
  • que nous ayons les sens maîtrisés,
  • que nous soyons sages, sans être hautains,
  • que nous ne soyons pas attachés trop à la famille.

Si quelqu’un a ces caractères, il peut pratiquer le Mettâ.

Dans le sutta nous souhaitons que toute chose qui est vivante

  • faible ou forte,
  • élevé, longue ou grande,
  • moyenne, courte ou petite,
  • visible ou invisible,
  • née ou à naître,

que tous ces êtres soient heureux. Que nul ne déçoive un autre, ni ne méprise personne, que nul, par colère ou par haine, ne souhaite de mal à un autre. Ainsi qu’une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant, ainsi avec un esprit sans entraves doit-on chérir toute chose vivante. Avec une bonté bienveillante envers le monde entier et un esprit sans entraves, au dessus et au dessous et tout autour, sans limitation, sans haine et sans aversion. Etant debout ou en marchant, assis ou bien couché, tant que l’on est éveillé on doit cultiver cet esprit. Cet esprit est un demeure sublime à ce monde Celui qui pratique l’amour bienveillant qu’il abandonne les fausses opinions, qu’il se débarrasse des appétits des sens, il ne connaîtra plus de renaissance.

Un autre sutta explique que la personne qui pratique le Mettâ obtient d’autres résultats.

  1. Vous dormez bien.
  2. Vous vous réveillez heureux.
  3. Vous n’avez pas de mauvais rêves
  4. Vous êtes cher aux humains, les humains vous aiment
  5. Les êtres non-humains vous aiment.
  6. Les dévas vous protègent
  7. Poison et feu et des âmes ne peuvent vous toucher.
  8. Votre mental se concentre vite.
  9. Vous êtes de bonne humeur.
  10. Vous mourrez sans confusion d’esprit.
  11. Si vous ne réalisez pas le Nibbâna, vous renaîtrez dans le monde de Brahmâ.

Le Mettâni sanasutta [Sutta de l’amitié] présente la personne qui ne trahit pas l’amitié.

  • Il mange bien.
  • Quand il s’en va de chez lui, nombreux sont ceux qui dépendent de lui.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Quelque soit le lieu par où il se dirige, petit village ou grande ville, il est partout honoré.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Les voleurs ne l’accablent pas,
  • Le roi ne le méprise pas,
  • Il surmonte tous ses ennemies
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Il arrive à la maison sans colère, parmi une multitude de gens. Il est heureux parmi ses proches.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Il donne et il reçoit.
  • Il vénère et il est vénéré.
  • Jamais la prospérité ne l’abandonne.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Ce qu’il sème donne bonne récolte. La joie de la récolte l’attend.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. S’il tombe quelque part, il trouve son soutien.
  • Celui qui ne trahit pas l’amitié. Il est bien enraciné comme l’arbre de banian que le vent ne peut jamais arracher.
  • Et les ennemis ne peuvent pas lui nuire. Celui qui ne trahit pas l’amitié.

Pour accroître l’amour- bienveillance il convient de développer en vous trois facteurs: la compassion, la joie- sympathique et l’équanimité. Certains interrogent parfois; quelle est la différence entre compassion et amour- bienveillance? Là est l’amour – bienveillance nous pouvons le garder et l’éprouver sans limites, et à l’égard de tous les êtres: c’est pratiquer metta vis – à – vis de gens que nous connaissons, ainsi que ceux que nous ne connaissons pas. Certains disent: je peux l’éprouver pour tous sauf tel ou tel. Ce qui est absurde, car quand il y a metta elle est à l’égard de tous, autrement elle n’est pas, car cet amour n’a pas de limites (appamanna). Nous ne pouvons pas savoir le nombre d’êtres qui vivent sur cette terre ou sur d’autres planètes; il n’y a pas de limite au nombre des êtres vivants c’est pourquoi il est difficile de les inclure tous dans notre amour -bienveillance; difficile aussi de le diriger vers les êtres que nous ne connaissons pas. L’amour – bienveillance doit être dans notre esprit.

La compassion (karuna) n’a pas de limites non plus; nous pouvons l’éprouver à l’égard des êtres que nous connaissons. Elle apparaît dans notre esprit quand nous voyons un être qui souffre. Ce cas émeut notre cœur par la compassion que nous éprouvons.

La joie sympathique (mudita) est celle que l’on éprouve à la vue de la joie ou du succès d’autrui. Si quelqu’un est beau, on peut être admiratif ou bien jaloux. Parfois la souffrance d’autrui nous fait souffrir, mais on ne se réjouit pas de son bonheur. Cela n’est pas la joie – la joie sympathique. Nous sommes plus facilement aptes à compatir du malheur d’autrui que de se joindre à son bonheur. Si on peut se réjouir du bonheur de quelqu’un, alors c’est la joie sympathique.

L’ équanimité (upekkha)est plus difficile que les trois autres à réaliser, qui sont déjà difficiles. Le terme Pali upa signifie ‘juste’, ‘impartial’, ‘droit’. La signification étymologique du terme upekkha est « voie juste « , »vue impartiale ». Elle doit être développée sans attachement et sans aversion.

A plusieurs occasions le Bouddha a été l’objet de blâmes aussi bien de la part de Brahmanes que de laïcs . Alors qu’ il demeurait au monastère d’Anathapindika dans le parc de Jeta à Savatthi ,le Bouddha prit son bol et entra dans la ville pour sa tournée d’aumône. Au même moment, dans la maison du Brahmane Aggika Bharadvaja, on allumait le feu de sacrifice et on disposait les offrandes. Le Bouddha allant maison en maison arriva près de celle du Brahmane. Alors ce Brahmane voyant le Bouddha s’approcher, lui cria : »N’avance pas , tête rase, arrête, ô misérable samana, arrête ô paria. Le Bouddha resta calme et impassible, puis il commença à lui enseigner les caracteristiques qui font d’un homme un paria.

Une fois, un autre brahmane invita le Bouddha dans sa maison pour lui faire l’aumône. Une fois arrivé, il lui proféra des paroles injurieuses telles que : cochon, brute, chien…. d’usage à l’époque. Mais le Bouddha resta calme et impassible, puis il lui demanda ce qu’il ferait si des amis lui rendaient visite. – Le Brahmane lui répondit qu’il leur préparerait un festin. Alors le Bouddha lui dit: « Et s’ils refusent de partager votre repas, qu’en faites vous? » L’autre lui répondit:  » Je le partagerai avec ma femme et mes enfants. » Le Bouddha lui rétorqua: « Et bien moi je refuse vos paroles injurieuses. Gardez les pour vous même et partagez les avec votre famille ».

Les quatre facteurs s’appellent brahma vihara . Le mot brahama est utilisé dans un sens différent par rapport à l’hindouisme. Dans le Bouddhisme il s’emploie pour exprimer un comportement supérieur. Vivre dans l’amour – bienveillance, vivre dans la compassion, vivre dans la joie sympathique et vivre dans un esprit d’équanimité. Cela s’appelle comportement sublime. Pour avoir une vie harmonieuse et saine il faut développer les quatre états sublimes.

Quand une mère est enceinte dans la période où le bébé est dans son ventre elle éprouve de l’Amour – bienveillance à son égard. Elle le protège comme un trésor. La plupart des mères quand elles sont enceintes s’abstiennent de fumer, d’avoir des activités corporelles dures qui pourraient nuire à l’enfant. Après la naissance du bébé la compassion se développe, la mère accroît sa compassion. Le cœur de la mère sursaute quand elle voit le moindre danger menaçant son enfant. Elle s’efforce au maximum de le protéger quitte à négliger sa propre personne même si elle est malade. Quand l’enfant grandit elle se réjouit de ses succès, le cas échéant. S’il lui demande de lui acheter quelque chose elle exécute son désir, et apprécie ses réussites. Quand il devient adulte il se marie et vit séparé d’elle, l’attitude de sa mère demeure équanime: elle continue à éprouver le même sentiment à la égard de son fils.

Voilà un développement des quatre comportements sublimes.Ces quatre comportements sublimes doivent être développés en nous-mêmes; ils ne peuvent nous parvenir de l’extérieur; personne ne peut nous les donner; mais leur germe se trouve en nos cœurs et attend que nous l’accroissions. Même une personne cruelle, elle n’en est pas dépourvue, Mais ne sachant pas les cultiver elle manifeste des attitudes cruelles. Pour cultiver les quatre états sublimes, il y a un moyen spécifique. Il convient de se relaxer. Car la relaxation est un terrain favorable au développement de l’amour – bienveillance. L’état de relaxe est comparable à un jardin où germent des fleurs. Mais parfois des gens cherchent la relaxation en s’adonnant à l’alcool où à la drogue, ce genre de relaxation n’est qu’un oubli temporaire des problèmes. Ce n’est donc pas la relaxation véritable dont il est question. La relaxation par l’alcool et la drogue n’est que camouflage, Et ne saurait cultiver metta . La meilleur voie à la relaxation consiste à utiliser pleinement nos capacités mentales.

La meilleure voie pour se relaxer c’est la méditation; elle procure la relaxation du mental de celui qui la pratique. Avec la méditation de l’attention ultime vous verrez le développement de l’amour- bienveillance dans un esprit véritablement relaxé. Avec la méditation samatha nous ne pouvons pas développer une telle tranquillité. Lorsque nous pratiquons vipassana nous la développons.

Quand nous développons quelque chose de noble en nous le moyen de la faire c’est l’usage de l’effort juste. Cet effort nous pousse à cultiver l’amour -bienveillance dans un état d’esprit relaxé.

Là il y a deux choses à souligner: Eprouver l’amour – bienveillance et l’expérimenter est une première chose essentielle dans l’Enseignement du Bouddha. La pratique de la méditation est une deuxième chose essentielle dans l’Enseignement du Bouddha. Lorsque nous pratiquons la méditation de l’attention ultime, l’expérience de l’Amour- bienveillance devient très forte et particulièrement développée en nous.

Tout d’abord il convient le développer à l’égard de nous même, car notre amour pour – nous même est si grand. Quand on dit: je vous aime plus que mon être, plus que ma vie, c’est du mensonge dans le fond. Nous n’aimons pas les autres plus que nous – même. Voilà pourquoi il faut pratiquer la méditation pour nous – même.

L’amour – bienveillance et très différent d’un amour ordinaire. Dans la vie quotidienne on dit j’aime ceci ou j’aime cela, mais s’il y a changement, il y a la haine qu’ s’installe et remplace l’amour. L’amour – bienveillance n’entre pas dans une dualité . C’est un amour sans limité, et éprouvé sans tenir compte de la réaction l’ autrui et sans discrimination aucune.

Même si un fœtus fait souffrir la mère dans son sein, la mère ne manque pas de son amour pour lui. Et une fois grand, l’attitude de sa mère ne change pas à son égard même s’il manifeste une distance vis-à-vis d’elle. Développer l’amour – bienveillance laisse des symptômes sur l’apparat physique: Visage épanoui et doux. De même les états néfastes colère et agressivité se remarquent sur le vissage.

Après s’être dirigé vers nous – même, nous devrions diriger l’amour – bienveillance vers nos parents. Certains ne peuvent l’orienter vers les parents du fait de leur mauvais traitement à l’égard des sujets. Mais ils doivent oublier un tel traitement pour pouvoir éprouver l’amour – bienveillance.

Les enfants qui ont la mauvaise volonté à l’égard des parents ne peuvent être heureux. Quiconque ne respecte pas parents ne respect pas les autres. Et celui qui fait du mal à ses parents, fait du mal aux autres. Le Bouddha a dit respectez vos parents comme vous respectez le Bouddha.

METTA : L ‘ AMOUR UNIVERSEL

La Metta n’est pas une fraternité politique, raciale, nationale, ou même religieuse . La fraternité politique se limite juste à ceux qui partagent les mêmes opinions, tels les démocrates socialistes, communistes et autres . Les fraternités raciale et nationale, se confinent juste à ceux de la même race et pays. Les gens différents sont regardés avec méfiance et peur . Metta n’est pas non plus la fraternité religieuse . Même en ce soi disant éclairé xxème siècle, certains fidèles d’une religion haïssent, persécutent et même tuent ceux ayant des croyances différentes . Si à cause des vues religieuses, des gens des différentes fois ne peuvent se rencontrer sur une base commune comme frères et sœurs, alors certainement les missions des compatissants Maîtres spirituels du monde ont lamentablement échouées . La douce Metta transcende tout cela . Elle est sans limite, sans barrière, et ne fait pas de discrimination . Metta nous donne la possibilité de regarder le monde entier comme la terre natale de tous les êtres . De même que le soleil répand sa lumière sur tout sans distinction, la sublime Metta accorde sa douce bénédiction également sur tous les êtres sans exception . Telle était la compassion infinie du Bouddha oeuvrant pour le bien et le bonheur, non seulement de ceux qui le vénéraient mais aussi de ceux qui le haïssaient . Ainsi il rayonna sans discrimination sa bonté sur son fils Rahula, son adversaire Devadatta, son proche disciple Ananda, ses admirateurs et ses opposants .



La joie dans la pratique spirituelle -Ajahn Thiradhammo

 

                                             ajahn
Quand la joie est présente, nous sommes prêts à découvrir de nouvelles choses – Si nous avons déjà décidé: « La vie est souffrance », alors nous n’allons pas chercher plus loin.
Dans la pratique spirituelle, nous pouvons parfois faire l’erreur d’assimiler la vie religieuse à une sorte d’auto-flagellation. Ou alors, nous sommes enclins à croire que cette pratique devrait aboutir à un genre « spécial » de pureté. Avec cette idée en tête, nous regardons en nous et, bien sûr, tout ce que nous voyons ne sont que des impuretés. Nous étant formé une idée de ce qu’est l’illumination, nous examinons notre propre esprit et nous y voyons juste le contraire: confusion et conflits.
Mais ce qu’il faut comprendre c’est que toutes les idées que nous avons concernant la pratique ne sont que des idées, seulement des idées…
Penser, par exemple: « Moi, je suis ici et le Nibbana se trouve là-bas, je ne suis qu’un idiot aux idées confuses et le Nibbana est toute pureté et profondeur » n’est qu’une projection de concepts.
En fait, dans la pratique réelle, illumination veut seulement dire être pleinement attentif et conscient de la confusion elle-même. La sagesse consiste à voir clairement son ignorance. Il ne s’agit pas ici de connaître la sagesse mais bien plutôt d’utiliser la sagesse pour connaître notre ignorance!
Toute la pratique de l’attention nous ramène à réaliser la vraie nature du fait d’être là, présent. Nous ne tentons pas de nous brancher sur une sorte de « Sagesse nibbanique » flottant quelque part dans l’espace et nous n’attendons pas non plus que la sagesse nous tombe dans les bras. Ce dont il s’agit c’est d’être conscient de la nature de la condition humaine telle qu’elle est.
C’est seulement à partir du moment où nous comprenons réellement ce qu’est la vie que nous pouvons commencer à la transcender, Si nous tentons de la transcender avant qu’en fait nous la connaissions, nous sommes seulement pris au piège de l’illusion.
Ajahn Chah avait coutume de dire: « Nous devons d’abord ramasser quelque chose avant de réaliser combien c’est lourd ». Nous rendre compte combien c’est lourd, c’est voir dukkha. C’est après avoir vu dukkha que nous pouvons lâcher-prise. Après avoir lâché prise, nous réalisons combien, en fait, c’est léger.
Ah! Quel soulagement! Et c’est ici que l’on parle de joie, ou piti comme elle est appelée dans les « Facteurs de l’Illumination ».
Il existe différentes traductions du terme piti, de même qu’il y a différentes sortes de joie. Hier, nous parlions de la manière dont, après avoir été motivé par dukkha pour chercher la Voie, nous arrivions à la confiance: c’est cette confiance qui, à son tour, conditionne la joie.
Ainsi, il y a ces différentes sortes de joie qui, dans la pratique spirituelle, naissent de différentes causes. Dans ma pratique personnelle, j’ai trouvé très utile d’y réfléchir car il semble que l’importance et la fonction de la joie soient souvent perdus de vue lorsqu’on parle de développement spirituel.
Toutefois piti n’est pas seulement le plaisir d’avoir une expérience agréable mais c’est plutôt une expérience qui nous amène à plus d’ouverture dans la vie, à l’éveil. Quand la joie est présente nous sommes prêts à découvrir de nouvelles choses. Par contre, si nous avons déjà décidé que « la vie est souffrance » et que nous la considérons comme un état misérable, alors évidemment nous n’allons pas chercher plus loin.
Regardez les enfants, comme ils observent et veulent constamment découvrir, la fascination qu’ils ont pour les choses. Il est triste de voir comment nous, les adultes, sommes devenus tellement sophistiqués que nous ne prenons plus le temps de regarder les fleurs ou toutes ces choses de moindre importance … Nous fonctionnons à un niveau beaucoup plus conceptuel. Quand nous voyons une fleur, nous pensons immédiatement « fleur » et ensuite: « oui, je sais tout des fleurs, toute ma vie j’ai vu des fleurs et ça, c’est seulement une autre fleur ». En vérité pourtant, chaque fleur est unique: elle est là, à cet endroit, en ce moment, c’est cette fleur-là. La même chose se passe si, par exemple, nous pouvons vraiment écouter chanter un oiseau et entendre seulement le son de ce chant. C’est une chose toute différente que de penser: « Oh, voilà un autre oiseau en train de chanter ». Si nous écoutons vraiment, il y a seulement le son de ce chant en ce moment précis, en cet endroit, dans ces circonstances et il y a la conscience de savoir cela, il y a l’écoute. Voilà une réalité totalement différente du fait de penser: « un autre oiseau en train de chanter « .

Si nous ne faisons constamment que conceptualiser, le dialogue ou bavardage intérieur ne s’arrête plus: « tiens, un oiseau en train de chanter … une fleur là-bas ‘ » telle personne est en train de parler, si elle pouvait se taire … une bougie qui brûle » etc.
Et nous croyons tout savoir de la vie !

Tout ce que nous faisons, c’est seulement jongler avec des concepts dans nos têtes et tout ce qu’ils font, c’est de se déplacer d’un côté à l’autre du cerveau, émergeant de la mémoire pour être verbalisés et y replongeant ensuite. Si nous vivons avec seulement des concepts par rapport à la vie, il y a beaucoup de chances qu’elle devienne plutôt ennuyeuse avec toujours ce même rabâchage: « fleur, oiseau, arbre … »

Bien qu’il soit naturel que le langage nous permette d’apprendre, de comprendre et d’exprimer notre compréhension, beaucoup d’entre nous sont devenus prisonniers du langage.
La méditation nous donne l’occasion à présent d’amener un changement profond dans notre civilisation occidentale en essayant de comprendre à un niveau non conceptuel. La méditation nous permet de réaliser de manière directe la nature de toute expérience.

Ceux qui croient s’identifier totalement à travers les mots peuvent peut-être trouver cela menaçant, mais il est bien évident qu’il ne s’agit pas de se passer complètement des mots, nous devons pouvoir continuer à nous exprimer et il est nécessaire que nous puissions communiquer. Mais nous devrions reconnaître que les mots que nous utilisons pour communiquer ne sont pas identiques à l’expérience que nous tentons de décrire.

Dans notre société actuelle, la part donnée au silence est tellement mince et les mots sont si bruyants et forts que souvent c’est seulement cela que nous entendons. Pourtant c’est l’importance accordée au silence qui nous donne accès à et qui entretient une manière différente de communiquer.

Comme il est merveilleux d’être à nouveau un enfant et de ne plus être limité par les mots!
Au début, les enfants ne connaissent pas de mot pour désigner une fleur et ils demandent: « c’est quoi, ça ? ». Alors, nous leur répondons: « c’est une fleur ». C’est vrai qu’ils doivent apprendre à communiquer, mais pourquoi n’essayerions-nous pas de répondre: « on appelle cela une fleur mais ce n’est pas ce qu’elle est vraiment, elle est comme elle est, c’est sa nature et c’est parfait ainsi ». Connaître cet état de « simplement, comme les choses sont… », c’est connaître la joie. C’est cette joie qui peut faire revivre en nous tant de belles qualités qui se sont éteintes. A présent nous avons la clé secrète qui peut nous aider à nous libérer de nos habitudes.

Cette joie peut aussi être développée davantage car au delà de piti ou joie spirituelle existe une qualité beaucoup plus stable appelée sukha. En général, on traduit sukha par bonheur, le contraire de dukkha, mais en fait ce n’est pas suffisant car le bonheur momentané est comme un papillon qui vole de-ci de-là. Il n’y a certainement rien à redire à cela mais bonheur ne traduit pas la qualité profonde de bien-être exprimée par sukha. A force d’avoir vécu tellement avec des concepts, notre vie est devenue ennuyeuse et des moments fugitifs d’excitation en sont venus à nous paraître importants.
Sukha, par contre, signifie: « tout est simplement parfait ». C’est un sentiment de calme et de bien-être qui imprègne notre corps et notre esprit tout entier. Sukha rend l’esprit paisible et non fragmenté, donnant une fondation solide pour samadhi, la concentration.
Mais revenons à présent à la joie: la joie est spontanée. Vous ne pouvez pas la concevoir à l’avance ni la créer: elle vient simplement dans le moment présent. Quand la joie est vraiment là, vous vivez dans le moment présent. Voir la joie ainsi devient un point de référence précieux pour nous car nous savons alors que, si nous vivons une joie véritable, nous sommes dans le moment présent et, inversement, si nous sommes réellement dans le moment présent, une joie authentique se manifeste.

Donc, tâchez de découvrir d’où vient la joie, voyez ce qui la maintient et ce qui la fait disparaître. En faisant cela, nous commençons à cultiver la joie comme un des « Facteurs de l’Illumination ». Elle devient une des qualités qui nous mènent à l’éveil.a



Anatta

anatta

L’enseignement du Bouddha (le Dhamma) est unique dans l’histoire de la pensée humaine, en considérant l’idée d’un « Soi », entité permanente et immuable, comme étant une vue fausse, imaginaire et illusoire. Poussant aux désirs égoïstes, cette conception génère des pensées d’attachement, d’aversion, de haine et de malveillance pour finalement engendrer l’insatisfaction et la souffrance pour soi-même et les autres. L’enseignement bouddhiste considère cette idée du « Soi » comme étant l’origine des troubles et des conflits du monde, ceci tant au niveau personnel qu’à l’échelle des nations.

D’emblée, on pourrait légitimement se poser la question qui est de savoir si l’enseignement du Bouddha prône une vue nihiliste de l’être. La réponse est qu’il n’en est rien. De fait, selon Bouddha, il est mauvais de soutenir l’idée « J’ai un Soi » tout comme il n’est pas exact de soutenir l’idée « Je n’ai pas de Soi ». La bonne attitude n’est pas tant de soutenir une opinion plutôt qu’une autre sur ce sujet, mais plutôt de regarder ce que l’on nomme le Soi d’une façon objective et surtout s’abstenir de toute projection mentale.

Avant d’entrer plus avant dans le détail et éviter ainsi les confusions, il faut ici parler de ce que l’on appelle les vérités. En fait il faut savoir qu’il en existe deux différentes :

La première est la vérité dite conventionnelle. Selon cette dernière, il est tout à fait exact d’utiliser des termes tels que « Je », « Vous », « Etre »… Cela est utile pour l’usage commun et conforme à une convention, ceci pour définir ou désigner un être plutôt qu’un autre.

La seconde est la vérité dite ultime. Selon celle-ci, il n’est pas possible de trouver dans ce que l’on nomme le « Je », « Vous », « Etre »… une réalité. En fait, selon le Dhamma, ce que nous estimons être le « Soi » n’est qu’une formation mentale.

Ainsi selon cette vérité ultime, il faut comprendre que le « Soi » n’est qu’une combinaison d’agrégats physiques et mentaux (voir 1ère Noble Vérité) qui agissent ensemble, changent d’état de façon continuelle et sont soumis à la loi de cause à effet. Ce faisant, l’illusion du « Moi » se trouve entretenue et de plus renforcée par la rapidité avec laquelle se succèdent ces changements d’état. Toutefois, il n’est rien derrière ce courant, ce flux composé, qui puisse être considéré comme le « Soi ».

A première vue, pour une personne ordinaire, il semble difficile d’admettre que nous ne soyons que des êtres impermanents. Cependant, nous en faisons l’expérience chaque jour, chaque heure et chaque seconde de notre vie. Réfléchissez à ceci : Etes-vous un être semblable ou différent de l’enfant que vous étiez ? Etes-vous un être semblable ou différent de celui qui s’est levé ce matin ? La réponse est que vous n’êtes ni le même être, ni un être différent.

Comprenez-vous pourquoi il n’est pas exact de soutenir l’une ou l’autre des opinions sur l’idée du « Soi ».            



les parami

Qui sont aussi connu comme paramitas.

On cultive les 10 paramis suivants :

    - dana parami – le parami du don
    - sila parami – le parami de la vertu
    - nekkhamma parami – le parami du renoncement
    - pañña parami – le parami de la sagesse
    - viriya parami – le parami de l’effort
    - khanti parami – le parami de la patience
    - sacca parami – le parami de la sincérité, de la vérité
    - adhitthâna parami – le parami de la détermination, de la volonté
    - mettâ parami – le parami de l’amour bienveillant
    - upekkhâ parami – le parami de l’équanimité

 



La bonne manière de ce comporter

                                dhammawak forum

Bouddha nous a montré comment parvenir à la cessation définitive de toute forme d’insatisfaction. Avant d’en arriver là, la route est longue, il nécessite pour chacun d’entre nous, de se parfaire à tous les niveaux, en commençant dès la base, sinon comment envisager construire quoique ce soit sur des bases impures ? Rassurons-nous, Bouddha n’oublie personne ; il explique, en donnant de précieux détails, de quelle façon chaque personne doit agir si elle souhaite bénéficier d’une existence qui soit la plus profitable possible, aussi bien pour soi-même que pour les autres, et ce, quelle que soit sa place dans la société.

Il explique entre autres comment gérer un commerce ou comment un roi (ou un chef d’état) devrait agir pour son peuple, le tout, bien entendu, dans le but d’engendrer un idéal pour tous en matière de relations humaines, de respect mutuel et a fortiori, d’offrir à tous un cadre très propice à l’entraînement du dhamma. Voici donc, selon Bouddha, les devoirs des uns envers les autres, pour celles et ceux qui voudraient aiguiller leur existence sur la plus noble et la plus profitable des voies, celle du dhamma…

Remarque : Les habitudes culturelles étant très différentes d’un pays à l’autre et d’une époque à l’autre, il faut dans certains cas, savoir adapter en conséquence.

Les devoirs de l’enfant envers ses parents

  • Les nourrir à son tour (lorsqu’ils ne sont plus en âge de subvenir à leurs besoins).
  • S’occuper de leurs démarches administratives.
  • Poursuivre les bonnes habitudes de la famille comme l’honnêteté, la générosité etc.
  • Être digne de recevoir l’héritage matériel et spirituel.
  • Faire une cérémonie après leur décès.

Les devoirs d’un parent envers ses enfants

  • Les habituer tous petits à une bonne conduite morale.
  • Leur apprendre les bonnes manières sociales (respect d’autrui).
  • Leur transmettre des connaissances et un métier inoffensif
  • Les marier à un(e) partenaire qui lui convient et qui a une bonne conduite morale.
  • Leur léguer l’héritage le moment venu.

Les devoirs de l’élève envers son maître

  • Se lever en signe de respect et aller à sa rencontre lorsqu’il arrive.
  • Lui rendre service si nécessaire.
  • Être empressé d’entendre ses conseils.
  • Si on vit avec lui, l’aider dans ses tâches quotidiennes.
  • S’efforcer d’apprendre ce qu’on ne sait pas encore et de ne pas oublier ce qu’on a déjà appris.

Les devoirs du maître envers son élève

  • Instruire aussi bien dans les matières concernant la vie sociale, les mœurs et usages ainsi que dans le domaine spirituel.
  • Veiller à ce qu’il retienne bien ce qu’on lui apprend en le faisant répétant plusieurs fois dans la journée.
  • Enseigner tout ce qu’on sait sans rien cacher.
  • Le présenter à ses amis et associés en vue d’obtenir un emploi.
  • Garantir sa sécurité matérielle et spirituelle (récitation de textes protecteurs).

Les devoirs du mari envers sa femme

  • Être respectueux envers elle et ne pas l’interpeller avec des mots grossiers.
  • Ne pas la mépriser.
  • Être fidèle.
  • Lui remettre l’argent du ménage et lui en laisser la libre administration.
  • Lui acheter de jolis vêtements et bijoux.

Les devoirs de la femme envers son mari

  • Être soigneuse et se donner du mal pour s’occuper de la maison.
  • Savoir bien recevoir les amis et les membres de la famille.
  • Être fidèle.
  • Gérer convenablement le patrimoine et les économies.
  • Être douée dans toutes les tâches ménagères (cuisine, couture, repassage, etc.)

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Les devoirs d’un jeune homme envers ses amis

  • Être généreux et ouvert d’esprit.
  • Parler poliment.
  • Être prêt à rendre service.
  • Éviter de se mettre au-dessus d’autrui et de donner les mêmes chances à tout le monde.
  • Être honnête.

Les devoirs d’un ami envers les jeunes hommes

  • Protéger leur santé quand ils sont inconscients (ivres, drogués).
  • Protéger leurs biens quand ils sont inconscients (ivres, drogués).
  • Le protéger de dangers imminents.
  • Ne pas l’abandonner lorsqu’il a des ennuis.
  • S’occuper avec bienveillance de ses enfants (emploi ou autres services).

Les devoirs d’un employé envers son employeur

  • Se lever avant lui.
  • Se coucher après lui.
  • Ne prendre que ce qui a été donné.
  • Prendre ses devoirs au sérieux.
  • Ne pas médire sur lui et en dire du bien.

Les devoirs d’un employeur envers ses employés

  • Leur donner un travail qui correspond à leurs capacités.
  • Leur donner de la nourriture et un salaire.
  • S’occuper d’eux en cas de maladie.
  • Partager avec eux de la bonne nourriture ou boisson quand il y en a.
  • Leur donner des congés appropriés.

Les devoirs d’un laïc envers un moine

  • Faire des actions motivées par l’amour bienveillant.
  • Prononcer des paroles motivées par l’amour bienveillant.
  • Avoir des pensées d’amour bienveillant.
  • L’inviter à venir en visite à la maison si nécessaire et l’inviter à faire part de ses besoins.
  • Lui fournir, dans la mesure de ses propres moyens, les quatre nécessités : Logement, vêtements, nourriture et médicaments.

Les devoirs d’un moine envers un laïc

  • Enseigner afin d’éviter qu’il fasse ce qui est malsain (cause de souffrance pour soi et pour autrui).
  • L’encourager dans ce qui est sain (générateur de bonheur) comme la générosité, la vertu et la méditation.
  • Générer de l’amour bienveillant envers lui.
  • Enseigner ce qu’il ne connaît pas.
  • Répéter ce qu’il connaît déjà.
  • Montrer le chemin vers une renaissance plus confortable (monde des deva) ou vers nibbána.

Tout sur le Upsaka sur le site du Vénérable Dhamma Sami dont vous pouvez voir l’adresse sur le menu de droite, cet articles provient du site du vénérable il n’a pas été reproduit en intégralitée.



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