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Archive pour la catégorie « Sutta Pali »

Maha Satipatthana Sutta

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Ainsi ai-je entendu : en ce temps là, le Bienheureux demeurait parmi les Kurus, à Kammâsadamma, ville marché du peuple Kuru. Là, le Bienheureux s’adressa aux bhikkhus :  » bhikkhus ! « .  » Oui, Vénérable !  » répondirent les bhikkhus. Le Bienheureux parla ainsi : Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance et insatisfaction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre établissements de l’attention.

Quels sont ces quatre ?

Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du corps sur le corps , ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

I. CONTEMPLATION DU CORPS.

1. Observation de la respiration.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation du corps sur le corps ?

Voici O bhikkhus : un bhikkhu s’étant rendu dans une forêt, au pied d’un arbre ou dans une pièce vide, s’assied jambes croisées, le corps bien dressé et l’attention
établie en face.
Ainsi attentif, il inspire ; attentif, il expire.
Ayant une inspiration longue il sait :  » j’ai une inspiration longue «  ;
Ayant une expiration longue il sait :  » j’ai une expiration longue « .
Ayant une inspiration courte il sait :  » j’ai une inspiration courte «  ;
Ayant une expiration courte il sait :  » j’ai une expiration courte « .
 » j’inspire en ressentant tout le corps  » ainsi s’entraîne-t-il ;
 » j’expire en ressentant tout le corps  » ainsi s’entraîne-t-il.
 » J’inspire en calmant les activités corporelles  » ainsi s’entraîne-t-il ;
 » J’expire en calmant les activités corporelles  » ainsi s’entraîne-t-il ;

De même, O bhikkhus, qu’un habile tourneur ou apprenti tourneur tournant lentement sait :  » je tourne lentement «  ; tournant rapidement il sait :  » je tourne rapidement « .

Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu inspirant lentement sait :  » j’inspire lentement «  ;
expirant lentement il sait :  » j’expire lentement « .
Inspirant rapidement il sait :  » j’inspire rapidement «  ;
expirant rapidement il sait :  » j’expire rapidement « .
 » j’inspire en ressentant tout le corps  » ainsi s’entraîne-t-il ;
 » j’expire en ressentant tout le corps  » ainsi s’entraîne-t-il ;
« J’inspire en calmant les activités corporelles  » ainsi s’entraîne-t-il ;
« J’expire en calmant les activités corporelles  » ainsi s’entraîne-t-il ;

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps

2. Les postures du corps.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu lorsqu’il marche sait :  » je marche »,
lorsqu’il est debout il sait :  » je suis debout « ,
lorsqu’il est assis il sait :  » je suis assis « ,
lorsqu’il est allongé il sait :  » je suis allongé «  ;
et quelle que soit la position du corps, il la connaît telle qu’elle est.

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps

3. La claire compréhension.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu va et vient avec claire compréhension,
il regarde droit devant ou tout autour avec claire compréhension,
il fléchit ou étend ses membres avec claire compréhension,
il porte ses robes et son bol a aumônes avec claire compréhension,
il mange, boit, mastique et savoure avec claire compréhension,
il évacue et urine avec claire compréhension,
marchant, debout, assis, s’endormant, s’éveillant, parlant, se taisant,
il le fait avec claire compréhension.

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui simplement dans la mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

4. Réflexion sur la répulsion du corps.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au somment de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses choses répugnantes :  » il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau « .

De même que, O bhikkhus, s’il y avait un sac à deux ouvertures rempli de graines diverses telles que : riz, riz brut, pois chiches, haricots, riz perlé, alors un homme ayant de bons yeux l’examinerait ainsi :  » ceci est du riz, ceci du riz brut, ceci des pois chiches, ceci des haricots, ceci du riz perlé « .

Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au somment de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses choses répugnantes : « il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau « .

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

5. Réflexion sur les états de la matière.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, selon sa place et selon sa position par rapport aux éléments primaires :  » il y a dans ce corps l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu, l’élément air « .

De même ,O bhikkhus, qu’un habile boucher ou un apprenti boucher, ayant tué une vache et l’ayant découpée en morceaux va s’asseoir au carrefour de quatre grandes routes, de même un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, selon sa place et selon sa position par rapport aux éléments primaires :  » il y a dans ce corps l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu, l’élément air « .

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6. Les neuf contemplations du cimetière.

6.1. Puis ensuite, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, mort depuis un jour, deux jours, trois jours, gonflé, bleui, putréfié, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.2. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, déchiqueté par les corbeaux, les faucons, les vautours, déchiré par les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de vers, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.3. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, avec des lambeaux de chair et des tâches de sang, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.4. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, taché de sang, dépourvu de chair, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.5. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, sans chair ni sang, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.6. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os éparpillés dans toutes les directions : ici des os de la main,… là des os du pied,… des os du menton,… les fémurs,… le bassin,… la colonne vertébrale et le crâne, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

7. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, les ossements blanchis comme des coquillages, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

8. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os vieux de plus d’un an, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

9. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os pourris, tombant en poussière, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’…

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience :  » Voilà un corps  » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

II. CONTEMPLATION DES SENSATIONS.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des sensations sur les sensations ?

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ressentant une sensation agréable sait :
’je ressent une sensation agréable’.
Ressentant une sensation désagréable il sait :
’je ressent une sensation désagréable’.
Ressentant une sensation ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation ni agréable, ni désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle agréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle agréable’.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle désagréable’.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable’.
Ressentant une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable’.

Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans les sensations,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans les sensations,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans les sensations.

La conscience :  » Voilà des sensations » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les sensations sur les sensations.

III. CONTEMPLATION DE L’ESPRIT.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ayant un esprit passionné sait :  » ceci est un esprit passioné « .
Ayant un esprit libre de passion, il sait :  » ceci est un esprit libre de passion « .
Ayant un esprit haineux il sait :  » ceci est un esprit haineux ».
Ayant un esprit libre de haine, il sait :  » ceci est un esprit libre de haine « .
Ayant un esprit dans l’illusion il sait :  » ceci est un esprit dans l’illusion ».
Ayant un esprit sans illusion, il sait :  » ceci est un esprit sans illusion « .
Ayant un esprit rassemblé il sait :  » ceci est un esprit rassemblé ».
Ayant un esprit éparpillé il sait :  » ceci est un esprit éparpillé ».
Ayant un esprit large, il sait :  » ceci est un esprit large « .
Ayant un esprit recroquevillé il sait :  » ceci est un esprit recroquevillé ».
Ayant un esprit surpassable , il sait :  » ceci est un esprit surpassable ».
Ayant un esprit insurpassable il sait :  » ceci est un esprit insurpassable ».
Ayant un esprit concentré, il sait :  » ceci est un esprit concentré ».
Ayant un esprit non concentré, il sait :  » ceci est un esprit non concentré ».
Ayant un esprit libéré, il sait :  » ceci est un esprit libéré ».
Ayant un esprit non libéré il sait :  » ceci est un esprit non libéré ».

Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans l’esprit,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans l’esprit,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans l’esprit.
La conscience :  » Voilà l’esprit » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde. C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant l’esprit sur l’esprit.

IV. CONTEMPLATION DES PHENOMENES.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux ?

A) Les cinq obstacles.

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles ?

Voici, O bhikkhus : un bhikkhu, lorsque le désir sensuel est en lui sait :  » le désir sensuel est en moi.  »
Lorsque le désir sensuel n’est pas en lui, il sait :  » le désir sensuel n’est pas en moi.  »
Il sait comment se produit l’apparition du désir sensuel non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet du désir sensuel apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir du désir sensuel rejeté.

Lorsque la malveillance (mauvaise volonté) est en lui sait :  » la malveillance est en moi.  »
Lorsque la malveillance n’est pas en lui, il sait :  » la malveillance n’est pas en moi.  »
Il sait comment se produit l’apparition de la malveillance non apparue ;
Il sait comment se produit le rejet de la malveillance apparue ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de la malveillance rejetée.

Lorsque la rigidité ou la torpeur sont en lui sait : « la rigidité ou la torpeur sont en moi.  »
Lorsque la rigidité ou la torpeur ne sont pas en lui, il sait :  » la rigidité ou la torpeur ne sont pas en moi.  »
Il sait comment se produit l’apparition de la rigidité ou de la torpeur non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet de la rigidité ou de la torpeur apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de la rigidité ou de la torpeur rejetée.

Lorsque l’agitation et le remords sont en lui sait :  » l’agitation et le remords sont en moi.  »
Lorsque l’agitation et le remords ne sont pas en lui, il sait : « l’agitation et le remords ne sont pas en moi.  »
Il sait comment se produit l’apparition de l’agitation et du remords non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet de l’agitation et du remords apparu
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de l’agitation et du remords rejeté.

Lorsque le doute est en lui sait :  » le doute est en moi.  »
Lorsque le doute n’est pas en lui, il sait :  » le doute n’est pas en moi. »
Il sait comment se produit l’apparition du doute non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet du doute apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir du doute rejeté.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience :  » Voilà des objets mentaux » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.

B) les cinq agrégats d’attachement.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement ?

Voici, un moine considère :
 » voici une forme, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît « .
 » voici une sensation, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît « .
 » voici une perception, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît « .
 » voici une construction mentale, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît « .
 » voici une conscience, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît « .

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience :  » Voilà des objets mentaux » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement.

C) Les six sphères des sens.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu connaît l’oeil, il connaît les formes. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît l’oreille, il connaît les sons. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le nez, il connaît les odeurs. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît la langue, il connaît les goûts. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le corps, il connaît les contacts. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le mental, il connaît les objets mentaux. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.

La conscience :  » Voilà des objets mentaux » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.

D) Les sept facteurs d’éveil.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil ?

1. Voici, O bhikkhus, si le facteur d’éveil de l’attention est présent en lui, un bhikkhu sait :  » le facteur d’éveil de l’attention est en moi ».
Si le facteur d’éveil de l’attention n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’attention n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’attention non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’attention apparu.

2. Si le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes est en moi « .
Si le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes apparu.

3. Si le facteur d’éveil de l’énergie est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’énergie est en moi « .
Si le facteur d’éveil de l’énergie n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’énergie n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’énergie non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’énergie apparu.

4. Si le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux est en moi « .
Si le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux n’est pas en lui, il sait : « le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux n’est pas en moi « .

Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’intérêt joyeux non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux apparu.

5. Si le facteur d’éveil de la tranquilité est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de la tranquilité est en moi « .
Si le facteur d’éveil de la tranquilité n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de la tranquilité n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de la tranquilité non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de la tranquilité apparu.

6. Si le facteur d’éveil de la concentration est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de la concentration est en moi « .
Si le facteur d’éveil de la concentration n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de la concentration n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de la concentration non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de la concentration apparu.

7. Si le facteur d’éveil de l’équanimité est présent en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’équanimité est en moi « .
Si le facteur d’éveil de l’équanimité n’est pas en lui, il sait :  » le facteur d’éveil de l’équanimité n’est pas en moi « .
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’équanimité non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’équanimité apparu.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.

La conscience :  » Voilà des objets mentaux » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil.

E) Les quatre Nobles Vérités.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu comprend selon la réalité :  » Ceci est souffrance « .
Il comprend selon la réalité :  » Ceci est l’origine de la souffrance « .
Il comprend selon la réalité :  » Ceci est la cessation de la souffrance « .
Il comprend selon la réalité :  » Ceci est la voie menant à la cessation de la souffrance « .

1. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Souffrance ?

La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, le chagrin, les lamentations, la douleur, l’affliction et le désespoir sont souffrance ; être uni à ce que l’on aime pas est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance, ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance, en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance.

a) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la naissance ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, leur naissance, leur origine, leur conception, leur venue au monde, la manifestation de leurs agrégats, l’acquisition des sphères des sens, – ceci est appelé, O bhikkhus, la naissance.

b) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la vieillesse ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, la vieillesse, le déclin croissant, la fragilité, l’apparition des cheveux blancs et des rides, la diminution des forces vitales, l’affaiblissement des facultés sensorielles, – ceci est appelé, O bhikkhus, la vieillesse.

c) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la mort ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, le départ, la disparition, leur destruction, leur disparition, leur mort, l’achèvement de leur vie, la dissolution des agrégats, le rejet du corps, – ceci est appelé, O bhikkhus, la mort.

d) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le chagrin ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, le chagrin, la tristesse, l’état d’esprit attristé, le chagrin intérieur, le malaise intérieur, – ceci est appelé, O bhikkhus, le chagrin.

e) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que les lamentations ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, est plainte, lamentation, l’état de gémissement et de lamentation, – ceci est appelé, O bhikkhus, les lamentations.

f) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la douleur ? La douleur physique et la gène physique, la sensation pénible et désagréable produite par un contact physique, – ceci est appelé, O bhikkhus, la douleur.

g) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que l’affliction ? La douleur mentale et la gène mentale, la sensation pénible et désagréable produite par un contact mental, – ceci est appelé, O bhikkhus, l’affliction.

h) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le désespoir ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, la détresse et le désespoir, l’état déprimé et désespéré – ceci est appelé, O bhikkhus, le désespoir.

i) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d’être uni à ce que l’on aime pas ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux déplaisants, désagréables et repoussants qui produisent le malaise, sont maléfiques, incomfortables, perturbants ; être unis, en contact, ensemble et joints à eux, – ceci est appelé, O bhikkhus, être uni à ce que l’on aime pas

j) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d’être séparé de ce que l’on aime ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux plaisants, agréables et attirants qui produisent le bien-être, sont bénéfiques, comfortables, reposants ; il y a les mères, les pères, les frères, les soeurs, les frères ainés ou cadets, les amis, les compagnons, les relations familiales ; ne pas être réunis, en communauté, ensemble et séparés d’eux, – Ceci est appelé, O bhikkhus, être séparé de ce que l’on aime

k) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance de ne pas obtenir ce que l’on désire ?
Chez les êtres sujets à la naissance, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la naissance ! O, si cette naissance n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la vieillesse, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la vieillesse ! O, si cette vieillesse n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la maladie, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la maladie ! O, si cette maladie n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la mort, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la mort ! O, si cette mort n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets au chagrin, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet au chagrin ! O, si ce chagrin n’était pas survenu !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets aux lamentations, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet aux lamentations ! O, si ces lamentations n’étaient pas survenues !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la douleur, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la douleur ! O, si cette douleur n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à l’affliction, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la affliction ! O, si cette affliction n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets au désespoir, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet au désespoir ! O, si ce désespoir n’était pas survenu !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. – Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire.

l) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le sens de :  » en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance ?  »

Ce sont les agrégats de la forme, les agrégats de la sensation, les agrégats de la perception, les agrégats des formations mentales et les agrégats de la conscience. C’est ce qu’on appelle : en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance.
Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la Souffrance.

2. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de l’Origine de la Souffrance ?

C’est cette ’soif’ qui donne lieu à une renaissance, et qui liée au plaisir et à la passion se réjouit ici et là, à savoir : la soif des plaisirs des sens, la soif de devenir et la soif d’anéantissement.
Mais où cette soif apparaît-elle ? Où prend-elle racine ?
Partout dans le monde où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l’analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de l’apparition de la Souffrance.

3. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Cessation de la Souffrance ?

C’est la complète disparition et l’extinction de cette soif même, son abandon, s’en libérer, s’en détacher.
Mais où cette soif peut-elle être abandonnée ?
Où peut-elle être éteinte ?
Dans le monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, là cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans quel monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut-elle être abandonnée et peut elle-être éteinte ?

Dans le monde de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l’analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la cessation de la Souffrance.

4. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance ?

C’est la Noble Voie à huit branches, à savoir : Compréhension Juste, Pensée Juste, Parole Juste, Action Juste, Moyens d’existence Justes, Effort Juste, Attention Juste, Concentration Juste.

1. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Compréhension Juste ?
O bhikkhus, c’est la compréhension de la souffrance, la compréhension de l’Origine de la souffrance, la compréhension de la Cessation de la souffrance, la compréhension de la Voie menant à la Cessation de la souffrance ; cela est appelé la compréhension de la souffrance.

2. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Pensée Juste ?
La pensée libre de désir, la pensée libre de malveillance, la pensée libre de cruauté, cela est appelé la Pensée Juste.

3. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Parole Juste ?
S’abstenir de dire des paroles fausses, s’abstenir de colporter des histoires, s’abstenir de prononcer des paroles dures, s’abstenir de bavardages, cela est appelé la Parole Juste.

4. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Action Juste ?
S’abstenir d’ôter la vie, s’abstenir de prendre ce qui n’est pas donné, s’abstenir de mauvais comportement envers les plaisirs sensuels (adultère…), cela est appelé l’Action Juste.

5. Qu’est-ce, O bhikkhus, que les Moyens d’existence Justes ?
Quand le Noble Disciple, évitant un mauvais moyen d’existence subvient à ses besoins par un bon moyen d’existence, cela est appelé le Moyen d’existence Juste.

6. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Effort Juste ?
Voici un bhikkhu, face à quelque chose de mal et de non salutaire qui n’est pas encore apparu, il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de mal et de non salutaire qui est apparu, il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui n’est pas encore apparu, il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui est apparu, pour le maintenir et ne pas le négliger, pour le développer, l’amener à pleine maturité, le faire grandir, il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte. Cela est appelé l’Effort Juste.

7. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Attention Juste ?
Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du corps sur le corps, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Cela est appelé l’Attention Juste.

8. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Concentration Juste ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu :
a) Détaché des plaisirs sensuels grossiers, détaché des choses non salutaires, avec pensée appliquée à un objet (vitakka) et pensée analysant cet objet (vicâra), avec la joie (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette discrimination, il entre dans la première absorption et y demeure.
b) Lorsque la pensée appliquée à un objet (vitakka) et la pensée analysant cet objet (vicâra) se sont calmées, et que intérieurement l’esprit est tranquilisé et unifié, il entre dans un état libre de pensée appliquée et de pensée analytique, avec le ravissement (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette composition de l’esprit ; ainsi il entre dans la deuxième absorption et y demeure.
c) Avec le détachement du ravissement, il demeure dans l’équanimité, attentif et clairement conscient, éprouvant dans son corps ce bien-être dont les Nobles disent : ’équanime et attentif, il demeure dans le bonheur’ ; ainsi il entre dans la troisième absorption et y demeure.
d) Ayant abandonné le bonheur, ayant abandonné la douleur, ayant résorbé le plaisir et la peine précédente, il se trouve dans un état au-delà du plaisir et de la souffrance, purifié par l’équanimité et l’attention ; ainsi il entre dans la quatrième absorption et y demeure.
Cela est appelé la Concentration Juste.

Ceci, O bhikkus, est la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux, Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience :  » Voilà des objets mentaux » est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.

C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.

En vérité, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour (anâgâmi).

Mais laissons ces sept ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant six ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces six ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant cinq ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces cinq ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant quatre ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces quatre ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant trois ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces trois ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant deux ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces deux ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons cette année, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces sept mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant six mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces six mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant cinq mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces cinq mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant quatre mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces quatre mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant trois mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces trois mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant deux mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces deux mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ce mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un demi mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ce demi mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept jours, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant , ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

A cause de cela on a dit :
 » Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance et insatis-faction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre établissements de l’attention.  »

Ainsi parla le Bienheureux. Joyeux, les bhikkhus se réjouirent des paroles du Bienheureux.



Kalama Sutta

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Pour inaugurer cet nouvelle section fort indispensable a tout lieu du dhamma qui se respect, voici, mon sutta pali, préfèré le kalama sutta

 

Verset 1.1

Ainsi ai-je entendu: Une fois, le Bienheureux en voyageant dans le pays Kosala, avec un grand groupe de disciples, arriva dans une ville appelée Kesaputta. Les Kalamas, habitants de Kesaputta, apprirent que « le religieux Gotama, fils des Sakyas, ayant abandonné sa famille sakya et quitté son foyer pour entrer dans la vie religieuse, voyageant dans le pays Kosala, était parvenu à Kesaputta ».

 

Verset 1.2

Or, une bonne réputation se propageait à propos de ce Bienheureux Gotama : Il est le Bienheureux, l’Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sa sagesse et sa conduite, bien arrivé (à son but), le Connaisseur des mondes, l’incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l’Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.

 

Verset 1.3

Ayant connu lui-même ce monde-ci avec ses dieux, avec ses Mara(s) et ses Brahma(s), avec ses troupes de religieux et de brahmanes, ses êtres célestes et humains, il le fait connaître.
Verset 1.4

Il enseigne la doctrine, bonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, et il exalte la Conduite pure parfaitement pleine et parfaitement pure. Rencontrer un tel Arahant est vraiment une bonne chose.
Verset 1.5

Les Kalamas, habitants de Kesaputta, rendirent alors visite au Bienheureux. En y arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux et s’assirent à l’écart sur un côté. D’autres échangèrent avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie et s’assirent ensuite à l’écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommage dans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s’assirent à l’écart sur le coté. D’autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s’assirent à l’écart sur un côté. D’autres s’assirent à l’écart sur un côté sans rien dire.
Verset 1.6

S’étant assis ainsi à l’écart sur un côté, ils s’adressèrent au Bienheureux et dirent: « Ô vénérable Gotama, il y a des religieux et des brahmanes qui arrivent à Kesaputta. Ils exposent et exaltent seulement leur propre doctrine, mais ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puis d’autres religieux et brahmanes arrivent aussi à Kesaputta. Eux aussi exposent et exaltent leur propre doctrine, et ils méprisent, critiquent et brisent les doctrines des autres. Ô Vénérable, il y a un doute, il y a une perplexité chez nous à propos de ces diverses opinions religieuses. Parmi ces religieux et ces brahmanes, qui dit la vérité et qui des mensonges ? »
Verset 1.7

Le Bienheureux s’adressa aux Kalamas et dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse.
Verset 1.8

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse, ni par ce que vous avez entendu dire. Ne vous laissez par guider par l’autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».
Verset 1.9

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.
Verset 1.10

Maintenant, je vous demande : « Qu’en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l’avidité apparaît chez quelqu’un, cette avidité apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour son mal ? »
Verset 1.11

Les Kalamas répondirent: O Vénérable, l’avidité apparaît pour le mal de cet individu.
Verset 1.12

O Kalamas, en se donnant à l’avidité, étant vaincu par l’avidité, étant enveloppé mentalement par l’avidité, un tel individu tue des êtres vivants, commet des vols, s’engage dans l’adultère et profère des paroles mensongères. Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement, oui, ô Vénérable.

Verset 1.13
Qu’en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque la haine apparaît chez quelqu’un, cette haine apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour le mal ? Ô Vénérable, la haine apparaît pour le mal de cet individu.
Verset 1.14

Ô Kalamas, en se donnant à la haine, étant vaincu par la haine, étant enveloppé mentalement par la haine, un tel individu tue des êtres vivants (…) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.
Verset 1.15

Qu’en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l’illusion apparaît chez quelqu’un, cette illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? O Vénérable, l’illusion apparaît pour le mal de cet individu.
Verset 1.16

Ô Kalamas, en se donnant à l’illusion, étant vaincu par l’illusion, étant enveloppé mentalement par l’illusion, un tel individu tue des êtres vivants (…) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.
Verset 1.17

Maintenant, qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises ? Ô Vénérable, ces choses sont mauvaises. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont blâmables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont censurées par les sages.
Verset 1.18

Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au mal et au malheur? Lorsqu’on les met en pratique, ô Vénérable, ces choses conduisent au mal et au malheur. C’est ce qui est généralement accepté. C’est ce que nous en pensons.
Verset 1.19

Le Bienheureux dit : C’est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse.
Verset 1.20

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».
Verset 1.21

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.
Verset 1.22

Ensuite, le Bienheureux s’adressa à nouveau aux Kalamas et dit: Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».
Verset 1.23

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu’on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.
Verset 1.24

Maintenant, je vous demande : « Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’absence d’avidité apparaît chez un individu, cette absence d’avidité apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? »

Les Kalamas répondirent : Ô vénérable, l’absence d’avidité apparaît pour le bien-être de cet individu.
Verset 1.25

Ô Kalamas, ne se donnant pas à l’avidité, n’étant pas vaincu par l’avidité, n’étant pas enveloppé mentalement par l’avidité, un tel individu ne tue point d’êtres vivants, ne commet pas de vols, ne s’engage pas dans l’adultère, ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s’abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être? Certainement oui, ô Vénérable.
Verset 1.26

Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’absence de haine apparaît chez un individu, cette absence de haine apparaît-elle pour le bien-être de cet individu, ou pour son mal ? Ô Vénérable, l’absence de haine apparaît pour son bien.
Verset 1.27

Ô Kalamas, ne se donnant pas à la haine, n’étant pas vaincu par la haine, n’étant pas enveloppé mentalement par la haine, cet individu ne tue pas d’êtres vivants (…) et ne profére pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.
Verset 1.28

Qu’en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l’absence d’illusion apparaît chez un individu, cette absence d’illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? Ô Vénérable, l’absence d’illusion apparaît pour son bien.
Verset 1.29

O Kalamas, ne se donnant pas à l’illusion, n’étant pas vaincu par l’illusion, n’étant pas enveloppé mentalement par l’illusion, cet individu ne tue pas d’êtres vivants (…) et ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s’abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.
Verset 1.30

Maintenant, qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises? Ô Vénérable, ces choses sont bonnes. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont louables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont pratiquées par les sages.
Verset 1.31

Qu’en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au bien-être et au bonheur, ou bien ne conduisent-elles pas au bien-être et au bonheur? Les Kalamas répondirent : Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au bien-être et au bonheur. C’est ce qui est généralement accepté. C’est ce que nous en pensons.
Verset 1.32

Le Bienheureux dit : C’est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse.
Verset 1.33

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».
Verset 1.34

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu’on les met en pratique elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.
Verset 1.35

Ô Kalamas, le disciple noble, qui s’est ainsi séparé de l’avidité, de la haine, de l’illusion, ayant une compréhension claire et une attention de la pensée, demeure, faisant rayonner la pensée de bienveillance dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans la totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de bienveillance, large, profonde, sans limites, sans haine et llibérée de la malveillance.
Verset 1.36

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de compassion dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrieme, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de compassion, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.
Verset 1.37

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de joie sympathique dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de joie sympathique, large profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.
Verset 1.38

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée d’équanimité dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée d’équanimité, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.
Verset 1.39

Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée ainsi libérée de la haine, de la malveillance, qui a une pensée non souillée et une pensée pure, est quelqu’un qui trouve les quatre soulagements, ici et maintenant, en pensant :
Verset 1.40

« Supposons qu’il y ait, après la mort, des résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). En ce cas, il est possible pour moi de naître après la dissolution du corps, après la mort, dans un des cieux où se trouvent des bonheurs célestes. » Cela est le premier soulagement.
Verset 1.41

« Supposons qu’il n’y ait pas, après la mort, de résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). Tout de même, ici et maintenant, dans cette vie, je demeure sain et sauf avec une pensée heureuse, libérée de la haine, de la malveillance. » Cela est le deuxième soulagement.
Verset 1.42

« Supposons que des mauvais résultats tombent sur l’individu qui a accompli des mauvaises actions. Quant à moi, je ne souhaite aucun mal à personne. Alors comment se pourrait-il qu’un mauvais résultat tombe sur moi qui ne fais aucune action mauvaise ? » Cela est le troisième soulagement.
Verset 1.43

« Supposons que des mauvais résultats ne tombent pas sur l’individu qui fait des actions mauvaises. Alors dans ces deux cas, je trouve que je suis pur. » Cela est le quatrième soulagement.
Verset 1.44

Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu’un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant.
Verset 1.45

Les Kalamas dirent : « Cela est exact, ô Bienheureux, cela est exact, ô Parfait. Le disciple des êtres nobles, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu’un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant (…) »
Verset 1.46

Ayant entendu la parole du Bienheureux, les Kalamas s’écrièrent : « Merveilleux, ô Bienheureux, merveilleux. C’est comme si l’on redressait ce qui a été renversé, ou découvrait ce qui a été caché, ou montrait le chemin à celui qui s’est égaré, ou apportait une lampe dans l’obscurité pour que ceux qui ont des yeux puissent voir. Ainsi, le vénérable Gotama a rendu claire la vérité de nombreuses façons.
Verset 1.47

Nous prenons refuge dans le vénérable Gotama, dans l’Enseignement (dhamma), dans la Communauté (sangha). Que le vénérable Gotama veuille bien nous accepter comme disciples laïcs jusqu’à la fin de nos vies. »